Bonjour à toutes et à tous,

Je vais vous parler du sarrasin, petite graine aux milles vertus.

Je vous avoue avoir été pendant très longtemps assez suspicieuse avec cette céréale appelée aussi « blé noir ». Le mot blé est sorti de mon vocabulaire culinaire depuis maintenant 14 ans, alors le blé noir, j’ai des doutes ! Et pourtant, ce surnom est dû à la couleur de l’enveloppe de la graine. Son apparition en Europe date du Moyen-Âge. Elle servait de complément aux récoltes des paysans. Cette plante, peut exigeante poussait sur les sols pauvres. Comme le sarrasin n’est pas panifiable, les Hommes l’ont consommé en bouillie, mais aussi en galette que nous consommons encore aujourd’hui.

Le sarrasin fut cultivé il y a fort longtemps en Chine. Le sarrasin n’a rien à voir avec les Sarrasins, nom qui était donné aux Musulmans.

Cette plante est une fausse céréale : elle est de la famille de la rhubarbe et de l’oseille. La graine de sarrasin à une forme triangulaire et la plante est une amie des abeilles. Dépourvue de gluten, c’est une céréale qu’on apprécie beaucoup.

Le sarrasin aurait un impact positif sur les bonnes bactéries qui doivent peupler nos intestins : pas mal en période de gastro, mais aussi quand on est atteint d’une pathologie auto-immune. Une étude chinoise montre que la consommation de sarrasin permettrait de maintenir un faible taux de mauvais cholestérol. Il contient 10 à 12% de protéines, ce qui est plus que le riz, mais surtout, dans ces protéines, il y a tous les acides aminés nécessaires à notre organisme, les fameux AAE.

Beaucoup d’études ont été faites sur les animaux et pour eux, l’impact positif sur les cancers du colon, les calculs biliaires, la masse de tissus adipeux, les glycémies a été démontré. Reste à voir si cela peut-être transposé chez l’humain. En tout cas, manger du sarrasin, c’est juste bon et cela permet de diversifier notre alimentation. C’est déjà pas mal !